Hors de ce monde,
Wood Street Galleries, Pittsburgh (USA)

11.07 - 13.09.2008


















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Hors de ce monde, Wood Street Galleries, Pittsburgh

© ArtCatalyse International / Marika Prévosto 2012. Tous droits réservés

Traduction du communiqué de presse


Wood Street Galleries présente de nouvelles oeuvres de Jean-Pierre Aube, Maria Antelman, Vera-Maria Glahn, Marcus Wendt et Gail Wight dans le cadre de l'exposition Hors de ce monde. Les artistes explorent les macro et micro cosmologies sous la forme d'une installation interactive, d'installations vidéo et de photographies.


Artiste et programmeur, Jean-Pierre Aube détient un MFA de l'Université du Québec (Montréal). Son travail a de manière logique utilisé des techniques de restauration et des systèmes d'acquisition de données pour questionner la nature. Depuis l'an 2000, il a cherché à capturer les sons des aurores boréales en utilisant des capteurs de très basses fréquences. Son projet de Radio naturelle VLF se présente comme une vidéo sur écran plat.


L'artiste écrit que les fréquences VLF sont presque transparentes à cause des transmissions de télécommunication créées par l'homme. Cependant, alors que les technologies numériques et sans fil poursuivent leur évolution, l'utilisation de ces fréquences pour la communication maîtrise la gestion des ondes naturelles des lumières nordiques (sons semblables à des bruits d'oiseaux) ainsi que d'autres signaux d'ordre climatique. Par exemple, les sous-marins nucléaires russes et les balises militaires américaines utilisent les fréquences VLF pour communiquer. Dans l'oeuvre de Jean-Pierre Aube, on peut entendre le rythme régulier d'un dispositif de sonar dans les plus hautes fréquences. Ces signaux de nature humaine chevauchent les phénomènes naturels actifs des basses fréquences du spectre. En fin de compte, les ondes VLF sont complètement absorbées par les signaux des divers systèmes de télécommunication.


L'exposition présente également l'installation vidéo Titan. Elle est ainsi présentée par l'artiste: Dans ma vidéo, les données Huygens (Huygens est le nom du drone créé par une agence spatiale européenne pour atterrir à la surface de Titan) sont analysées dans une base de données puis organisées en graphiques. En utilisant la technique du slit-scan, la vitesse de Huygens et la densité de l'atmosphère sont analysés par mon logiciel qui organise les données et les classe en diagrammes. Le titre est une référence directe à une scène du film 2001: Odyssée de l'espace, ainsi qu'à "Au-delà de l'infini", connu également sous le nom de Stargate, la porte des étoiles. La scène a été créée par Douglas Trumbull. A l'époque, Trumbull était un graphiste travaillant pour la NASA. Il a adapté pour le cinéma une technique appelée "slit-scan" utilisée par les photographes. Celle-ci crée l'illusion du mouvement grâce à de très longs temps d'exposition et le déplacement de l'appareil photo.





Exposition du 11 juillet au 13 septembre 2008. Wood Street Galleries, 601 Wood Street above the T-Station in downtown Pittsburgh’s Cultural District - Pittsburgh (USA). Entrée libre.




Jean-Pierre Aube, Titan and beyound the infinite, 2007


Vera-Maria Glahn et Marcus Wendt présentent leur installation vidéo interactive, L'Orbite. L'Orbite prend possession de tous les sens. Un espace est aménagé pour que les visiteurs s'allongent et se relaxent en regardant la projection au-dessus d'eux.

Avec un geste simple, juste en pointant un doigt vers le haut, le visiteur peut insérer de nouvelles étoiles dans l'orbite avec chacune ses caractéristiques visuelles et musicales uniques. Le rêve d'atteindre les étoiles est aussi vieux que l'humanité. Les calculs des orbites planétaires, la perfection des formes géométriques naturelles fascine et inspire les scientifiques, et les artistes tout autant. Les éléments musicaux, tonalité ou séquence de mouvement, sont construits à partir de théorèmes informatiques et trouvent les équations correspondantes dans la structure de l'Orbite. La musique est jouée sur une gamme de cercles concentriques, apparant dans certaines scènes, avec des tonalités hautes dans les cercles les plus larges, et des basses dans les plus petits. Plus grande est la taille de l'étoile avant de l'envoyer de la main dans l'orbite, plus basse est la musique.
Chaque version de l'Orbite crée des scènes variées avec différents sons, graphismes et comportements. Certaines créent des ciels de nuit illusoires, avec des sons mélodieux et de la musique "d'ambiance". D'autres expérimentent les champs de l'abstraction graphique et des sons de type synthétiseur.


Blow out, de Gail Wight, nous transporte de l'infinitésimal vers la dimension galactique. Les éprouvettes éclatées visibles dans cette série de photographies offrent une cosmologie toute personnelle qui raille, provoque et renverse tout à la fois, opérant une jonction entre les explorations artistiques et scientifiques. Paraissant homogène au premier regard, le sens caché de chaque oeuvre révèle des variations imperceptibles qui nous mènent à des questions plus sérieuses.
En s'attaquant aux mécanismes de la pensée humaine, Wight a testé et franchi de nombreuses barrières.





Vera-Maria Glahn & Marcus Wendt, Orbiter (screen shot)                                     Gay Wight, Blow Out


Maria Antelman: Dans taH pagh taHbe (2006, 4 mn), une série de photographies transporte le spectateur aux locaux vides et rouillés d'un centre de recherche spatial. A travers les simulateurs, les tours de contrôle futuristes, les tunnels sinueux et les hangars, le soliloque de Hamlet taH pagh taHbe ou "Etre ou ne pas être" est récité dans la langue fictive Klingon. Le "Klingon" a été à l'origine conçu comme une proposition pour l'univers de fiction de Star Trek, et bientôt développé comme le "langage le plus expansif de la galaxie". Quand le chancelier Gorkon, dans Star Trek VI, dit "Vous ne connaîtrez pas Shakespeare avant de l'avoir entendu en Klingon original", il alimente notre réflexion. Qui est Shakespeare, un être humain, ou un Klingon, et qui est l'auteur de la fiction chevauchant la fiction? Les mythologies de science-fiction s'en nourissent et créent un méli-mélo tragi-comique où la fiction rejoint de plus en plus la réalité, s'en emparant et finissant par par la gouverner. Le "Klingon Khamlet" a été" publié par l'Institut de langage klingon, défini comme le résultat du "projet de restauration du Shakespeare Klingon".


Maria Antelman, taH pah taHbe, 2006. Toutes images C-prints, taille 35x50 inches, Courtoisie de The Apartment, Athènes, Grèce